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Albé, le révélateur des vérités cachées

L’homme qui a maille à partir avec les autorités guinéennes, s’appelle Mohamed Albé Bangoura. Son hobbie préféré est d’encenser la joie à travers les ondes, les sites internet et les nouveaux médias. Le chasseur de scoop en lui le conduit souvent à fouiner son long nez partout où se cache ce que d’autres ne souhaiteraient jamais voir sur la place publique. Comme une mouche, Albé est rarement attiré par l’enjolivure.

Ses années de pratique du métier ont permis à ce journaliste à savoir s’inviter partout où il y a l’info, la bonne info. Dès qu’il sent une odeur, il se présente à l’endroit et pique là où ça fait mal. Le public adore ses critiques, ses railleries, et tout ce qu’il publie. Révélateur de scandales, il éclaire la lanterne des uns et des autres. Le site d’information qu’il a fondé Veracitecachee.com met régulièrement sur la toile des « vérités cachées et relance le débat autour de ses questionnements ». Il est de la génération des journalistes qui a la conviction évidente de dénoncer tout ce qui nuit à l’intérêt général et particulièrement aux droits humains. Audacieux, parfois téméraire, Albé sonne l’alerte quand il le faut. A ses risques et périls, il prévient.

Albé en compagnie de ses confères journalistes, amis et son avocat Me Béavogui à la DPJ

Toujours en mettant en exergue les faits prémonitoires. Il est, à l’image d’Abdoulaye Dione le fondateur de Dionuspeople.com, un infatigable chasseur de ce qui se trame dans les couloirs des bureaucrates et des célébrités. Sa dernière révélation autour du film ‘‘Vivre pour t’aimer’’ met au-devant de la scène la Miss Guinée 2010, Fatoumata Kandé, devenue actrice et réalisatrice de cinéma connue pour son combat contre les violences faites aux femmes à travers son film intitulé ‘‘Légitime Défense’’.

Et par devant l’acte posé par le ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique Bantama Sow. Le fait reproché au journaliste Albé tourne autour de la question de savoir pourquoi le ministre Bantama Sow a-t-il annoncé une enveloppe de 40 millions de Francs guinéens à la réalisatrice, alors que d’autres réalisateurs guinéens n’ont obtenu aucun soutien financier du département, encore moins des structures mises en place pour financer ce genre de projets. Cela n’a pas plu.

Le contenu des publications faites à ce propos sur le réseau social Facebook est devenu viral depuis l’annonce de la plainte formulée par Miss Kandé contre le journaliste culturel auprès de la Direction centrale de la police judicaire de Kaloum. Voilà où mène la polémique autour de cette affaire ! Miss Kandé s’estime victime. Le présumé auteur se présentera ce lundi 13 juillet pour être entendu avec son avocat Me Salifou Béavogui, réputé défenseur des bonnes causes.

Par Ahmed Tidiane Diallo

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