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Bah Oury, ancien ministre de la Réconciliation nationale, tire la sonnette

La série macabre se poursuit en Guinée

L’ancien ministre de la Réconciliation, et ancien vice-président de l’Ufdg devenu président de  l’UDD, appelle les autorités à faire stopper cette «barbarie meurtrière qui constitue un danger pour la stabilité de la Guinée».

 

Ce sont quatre guinéens qui ont été tués dans les répressions meurtrières qui ont suivi la marche du 14 novembre 2019 en Guinée. Mamadou Mouctar Diallo est l’une des victimes. Il a été assassiné vendredi dans le quartier Hamdallaye alors qu’il était sur le chemin de l’école.

Le leader de  l’Union pour la démocratie et le développement (UDD) Bah Oury réagit à ce crime. «Le jeune lycéen Mamadou Mouctar sur le chemin de l’école avec son sac en bandoulière a rencontré la mort. Il a été abattu par une balle tirée à bout portant. En tant que père, je suis profondément affecté par cette perte d’un enfant à la fleur de l’âge».

Bah Oury  ajoute que «cette barbarie meurtrière est un dan-ger pour la stabilité de la Guinée. Cette violence d’État aveugle risque d’engendrer des révoltés. Avons-nous oublié que Boko Haram est née suite à une répression disproportionnée d’une révolte contre l’injustice à Maiduguri ?» D’où l’urgence de retrouver les esprits pouvant aider la Guinée à mettre fin à cette logique «répressive suicidaire».

Ancien ministre, il rappelle que « l’Etat, en toutes circonstances, doit assumer ses rôles régaliens : assurer la sécurité de tous et les protéger en dépit des divergences d’opinions. C’est cela la République ! Les autorités Guinéennes ont une nouvelle fois failli ! Quelles se ressaisissent pour sauver le pays du chaos».

 

 

Réaction des ONG

 

 

Depuis le début des manifestations contre le projet de nouvelle constitution en Guinée, au moins 120 personnes ont perdu la vie dans la répression ciblant les quartiers les plus favorables à l’opposition au régime du président Alpha Condé dont le second mandat arrive à son terme en décembre 2020.

Amnesty International a publié le 13 novembre 2019, un rapport qui tient les forces de défense et de sécurité pour responsables d’une cinquantaine de décès lors des manifestations récentes de l’opposition. Avant la publication officielle de ce rapport dont les termes sont contestés par Damaro Camara le président du groupe parlementaire du Rpg Arc-en-ciel au pouvoir, le 18 octobre 2019, Human Rights Watch demandait aux autorités guinéennes de mettre fin à la répression contre ceux qui s’opposent à une nouvelle constitution.

 

Par Gordio Kane

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