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Communiqué du parti Les Démocrates guinéens

Le 6 septembre 2021, mes voisins m’informent que le Maire de la Commune urbaine de Dubréka, Elhadj Alseny Bangoura 626716060, a revendu mes magasins à un certain Mamadou Barry alias Diaby 622063232 et que celui-ci était entrain de détruire mon édifice pour reconstruire à sa guise. Mes parents ont légalement acheté ce domaine en 2005 il y’a 17 ans dans les mains de la présidente du quartier Mme Bangoura. Je rédige deux plaintes, l’une contre le Maire pour stellionat, l’autre contre Mamadou Barry alias Diaby pour destruction d’édifice.
Le même jour, 6 septembre 2021, le Maire m’invite dans son bureau, reconnaît avoir commis un stellionat, cite trois faux arguments qui l’ont poussé à commettre ce stellionat « on y jette des ordures, les bandits y fument la drogue, les femmes accouchent et y jettent leurs bébés », me demande pardon, me rend mes magasins et me demande de m’engager à achever la construction dans un délais de deux mois. Le 7 septembre 2021, mon Huissier Me Doumbouya 622838904 rédige l’engagement et le signe ; le 8 septembre 2021, le Maire le contre-signe (voir copie).
Mes ouvriers commencent à travailler, le Maire envoie des Gendarmes arrêter les travaux, me dit qu’il m’avait répondu mes magasins parce qu’il avait eu peur de moi lorsqu’on lui avait dit que je suis journaliste et que maintenant qu’on vient de lui dire que je ne suis qu’un ancien journaliste sans la moindre influence, il n’a plus peur de moi, il change d’avis et que sa décision est : « soit tu me donnes 50.000.000 FG, soit je te retire tes magasins ».
Je dépose mes plaintes au Tribunal de première instance de Dubréka. Le 13 octobre 2021, le Substitut du Procureur Saïkou Yaya Barry 623243710 signe une Cédule de citation pour stellionat contre le Maire dont l’ouverture du procès était prévue pour le 25 octobre 2021 (voir copie). Le 15 octobre 2021 à 13 heures, mon Huissier Me Sylla 622624722 signifie cette Cédule de citation au Maire (voir copie).
Le 20 octobre 2021, le Procureur Abdoulaye Israël Kpogomou 628428956 nous invite, le Maire et moi dans son bureau, me dit que le Maire reconnaît être coupable de stellionat, me demande pardon, me rend mes magasins et me prie d’accepter de lui éviter un procès. Malgré mon refus, le Procureur décide qu’il en soit ainsi en ces termes : « te rendre tes magasins et éviter au Maire un procès qui lui porterait préjudice est la décision incontestable de mon Parquet, ainsi, il n’y aura aucun perdant et aucun gagnant, chacun de vous aura obtenu ce qu’il veut » et, sous ses ordres, je m’engage à achever la construction en six mois (voir copie). Le Maire me délivre un document me donnant les six mois conformément à la décision du Procureur, du 5 novembre 2021 au 4 mai 2022 (voir copie).  Le fait que dans son papier qui m’a rendu mes magasins le Maire me demande de prendre une fiche d’attribution provisoire pour un domaine que mes parents ont légalement acheté il y’a 17 ans, m’a obligé de retourner au Tribunal exiger la tenue du procès.
Toujours dans leur folie de bouffer mes magasins et s’éviter un procès, après avoir vainement tenté de me les faire vendre dans un deal où c’est le Maire qui l’a monté qui aurait encaissé l’argent à ma place, la présidente du quartier Mme 622594395 me dit que le Maire me propose de me délivrer la donation pour que j’abandonne les poursuites judiciaires. Après nos signatures mes parents et moi, le Maire me dit qu’il ne signe que si et seulement si je lui donne 50.000.000 FG.
Le 23 décembre 2021 à 16 heures 49 minutes, mon Huissier Me Doumbouya signifie au Maire une citation à comparaître dont l’ouverture du procès était prévue pour le 10 janvier 2022.
 Le Maire, par son arrogance, jure de me faire assassiner avant d’être jugé et condamné. Selon les informations que j’ai reçues de plusieurs conseillers communaux, le Maire offre  le 24 décembre, 100.000.000 FG à trois hommes : le Gendarme Traoré 620447911, le Procureur Kpogomou et le Substitut Sangaré 622350714, ceux-ci violent toutes les Lois de notre pays qui symbolisent la civilisation de notre Nation et de notre société, pour me faire regretter avoir osé engager de poursuites judiciaires contre celui qui se dit « président de la République de Dubréka ». Le comportement de ces trois hommes prouve à suffisance l’exactitude de cette information.
Samedi 25 décembre 2021, des Gendarmes dirigés par Traoré ont fait irruption à mon domicile à 06 heures du matin, m’ont réveillé et m’ont conduit par la force à la prison civile de Dubréka sans mandat. À 19 heures, il m’a emmené à son unité, m’a torturé pendant 4 jours pour simplement me forcer à désister à ma plainte contre le Maire. J’ai eu, à deux reprises, de vertiges lorsque j’ai entendu les deux chefs suprêmes de la Compagnie qui commandent toutes les Gendarmeries de la Commune urbaine de Dubréka, le Colonel Sow et son adjoint 622551499, dire à ce fameux Traoré, après avoir décliné la responsabilité de la bavure de celui-ci : « Si tu continue à détenir illégalement et torturer ce journaliste, tu auras de sérieux problèmes ». Il répond : « Je n’aurai aucun problème parce que je travaille pour le Maire ».
En plein interrogatoire brutal et sauvage, ´´l’Avocat’´ Abou Camara 625232325 que j’avais payé pour me défendre pénètre dans la salle. Traoré lui dit de ne pas assister, de partir voir le Maire et que celui-ci lui donnerait 10 fois ce que je suis censé lui donner. En sortant, je lui dis de me rendre alors mon argent, il me dit de porter plainte contre lui, il dégage. Le vice-Maire Kanfory, une créature de près de 120kg de muscles m’a giflé alors que mes deux mains étaient attachées au dos par Traoré. L’une des sales bagues qu’il portait m’a blessé à la lèvre supérieure à proximité du nez. Vu l’aggravation de cette blessure les jours suivants et les rapports accablants des Médecins qui m’ont soigné, il est claire que ce type avait préalablement empoisonné sa bague avant de me blesser expressément.
C’est la deuxième fois que ce fameux Traoré fait ce genre de bavure contre ma personne. En juin 2021,  Traoré et ses deux chefs, le colonel Emil 628111379 et le commandant Atigou Diallo 622911676 m’ont arrêté et incarcéré pendant trois jours sous les ordres d’un faux policier disant travailler pour le président de la République. Ce faux policier décharge dans le registre de Traoré et celui de la cellule dans laquelle on m’avait incarcéré qu’il m’emmène à la Direction centrale de la police judiciaire, me kidnappe, m’emmène au Commissariat central de Dabompa, paye le Commissaire Pivi 621403040 pour qu’il m’enferme pendant plusieurs mois ; celui-ci refuse et me libère sur le champ.
Revenons à l’affaire entre le Maire et moi. Le 28 décembre 2021, Traoré me conduit au TPI de Dubréka, le Procureur Kpogomou et le Substitut Sangaré, convaincus qu’aucun Juge d’instruction n’allait me jeter en prison pour un si grotesque et éhonté mensonge, fabriquent de toutes pièces un archi-faux flagrant délit, me collent un faux mandat, arrêtent mon petit frère qui était venu me rendre visite, l’ajoutent à moi et nous jettent tous les deux en prison. Sur toute la ligne, sous les ordres du Procureur Kpogomou, le Substitut Sangaré viole la Loi qui dit que lorsqu’une affaire judiciaire est qualifiée de flagrant délit, elle doit être jugée le même jour, si la journée est finie ou si ce n’est pas un jour d’audience, elle doit être jugée le lendemain ou le tout prochain jour d’audience ; il viole cette Loi et nous incarcère illégalement pendant 20 jours.
Dans la vraie affaire, le 10 janvier 2022, le procès contre le Maire pour stellionat s’ouvre à la salle d’audience du Tribunal. Le Substitut Sangaré, extrêmement déterminé à nuire à ma personne et à mes parents, s’auto-saisit de l’affaire qui se trouvait depuis ses débuts au bureau du Substitut Saïkou Yaya Barry dont la gestion devait continuer à être assurer par le successeur de celui-ci. À la salle d’audience publique, Sangaré passe plus d’une heure à tenter d’empêcher la tenue du procès contre le Maire par de nombreux faux arguments, tous, un à un, aussitôt balayés par les brillantes répliques de mon Avocat Me Touré 629805238. Le président valide la citation, ouvre le procès, fixe la caution à 2.000.000 FG et renvoie le procès au 24 janvier 2022.
Dans la fausse affaire, le nouveau Procureur Conté et le Substitut Sangaré nous maintiennent illégalement en prison jusqu’au 11 janvier 2022 (soient 19 jours) date à laquelle il donne notre affaire à un Cabinet d’instruction suite aux exigences de notre Avocat Me Touré. Le Juge d’instruction Monsieur Moussa Koné nous extrait de la prison le même jour, nous reçoit dans son bureau et nous dit que son Cabinet vient d’être saisit de notre affaire, qu’à partir de cet instant nos droits seront respectés au plus haut point, que le mandat du Procureur qui nous avait placé en détention avant que son Cabinet ne soit saisit devient caduque, qu’il va faire notre instruction et décider si nous méritons un mandat ou pas. Après notre instruction, le Juge Koné décide de ne pas nous coller un mandat, nous libère sur le champ. Peu de temps après, le Substitut Sangaré ordonne à l’administration pénitentiaire de nous arrêter à nouveau et continuer à nous détenir en prison sans mandat. C’est le 13 janvier 2022 lorsqu’il a appris que j’ai rédigé une plainte contre lui adressée à la Magistrature suprême, qu’il nous a libérés à 19 heures.
Le 24 janvier 2022, je paye la caution de 2.000.000 FG, le président rouvre le procès contre le Maire pour Stellionat pour le deuxième jour d’audience publique. Le Substitut Sangaré renforce son armée d’avocats payés par le Maire en s’épaulant d’un autre Substitut aussi engagé que lui. Ces deux Substituts passent la journée à fabriquer et évoquer de faux arguments visant à annuler la citation déjà validée depuis le 10 janvier en audience publique. Mon Avocat réussit aisément et éloquemment à démontrer que tous leurs arguments sont faux. Le président décide de renvoyer le procès au 31 janvier pour décider ce jour soit d’annuler la citation, soit de la valider définitivement et poursuivre le procès.
Le 31 janvier, le président valide définitivement la citation et rouvre le procès. Immédiatement, l’avocat du Maire demande à ce que le procès soit renvoyé à quinzaine pour se préparer. Le président accède à sa demande.
Kpogomou est parti au TPI de Mafanko mais aujourd’hui son successeur Conté et tous ses substituts dont Sangaré travaillent pour le Maire et font tout ce qui est de leur pouvoir pour que justice ne soit pas rendue c’est à dire pour que le Maire et ses complices ne soient pas condamnés. Les regards, les propos et les actes de ces cinq (5) procureurs que le Maire a monté contre moi, transmettent clairement leur extrême haine contre moi.
Ce 9 février 2022, sous le trafic d’influence du Maire, ces cinq procureurs ont placé sans suite ma plainte pour destruction d’édifice contre le type à qui le Maire avait revendu mes magasins, malgré l’abondance de preuves accablantes contre celui-ci et l’énorme foule de de témoins.
Cela me prouve à suffisance que ces cinq procureurs, toujours sous le trafic d’influence du Maire, vont aussi placer sans suite ma plainte contre le vice-maire qui m’a giflé, blessé, a même failli me tuer… , aussitôt que la police aura déféré cette autre affaire.
Je demande au président de ne pas suivre ces quatre procureurs et de comprendre bien que ceux-ci travaillent pour le Maire et ils ne prennent même pas la peine de le cacher. Je demande au Procureur général, au ministre de la justice, au premier ministre et au président de la transition d’intervenir et de rendre justice.
À propos d’Elhadj Alseny Bangoura (actuel Maire de la Commune urbaine de Dubréka)
Cet homme usurpe cette noble fonction et se livre à des actes extrêmement graves. À la tête d’un clan mafieux, il passe aux peignes fins les quartiers de la Commune, localise les domaines prévus par le plan cadastral du département de l’habitat pour la construction des édifices publics : (écoles, centres de santé, marchés, mosquées, églises, cimetières, commissariats, postes de gendarmerie, maisons de jeunes, terrains de jeux, parcs de loisirs…), au lieu de construire ces édifices, il revend ces domaines au vu et au su de tous, récolte et détourne de centaines de milliards pendant que la population de la Commune crève dans les ténèbres, l’extrême pauvreté, l’extrême souffrance, sans bonne éducation, sans emplois, sans bonne nourriture, sans bons logements, sans bons soins de santé, sans bonnes routes…
À titre d’exemple, à 200m de ma villa, se situe le terrain qui doit abriter le centre de santé de mon quartier, au lieu de le construire, lui et/ou ses semblables ont vendu le terrain à un ancien premier ministre en exercice. À 100m de chez moi se situe le terrain qui doit abriter le marché de mon quartier, ils ont vendu ce terrain-là aussi et aujourd’hui il n’existe aucun marché dans tout le quartier. Ils vendent des cimetières, ils vendent même des rues.
Il y a un homme qui s’appelle Mamadou Barry alias Diaby 622063232 à la tête d’un autre clan mafieux associé à celui de la Commune, illicitement enrichi avec d’énormes bénéfices obtenus en achetant à vil prix tous les terrains que le Maire vole à l’Etat et aux citoyens sans défense. Ces deux associations de malfaiteurs sont extrêmement nuisibles à notre peuple. Et c’est à cet homme que le Maire, par son arrogance, vient de vendre mes six (6) magasins que ma famille a légalement achetés en 2005, il y a donc 17 ans.
Je demande au président du TPI de Dubréka, au procureur général, au ministre de la justice, au premier ministre et au président de la transition de rendre justice, mettre ces deux clans mafieux hors d’état de nuire et de sanctionner les gendarmes et les procureurs qui soutiennent des associations de malfaiteurs.
Que Dieu bénisse la Guinée.
Abdourahamane Bakayoko 
Président des Démocrates guinéens
Tél : 622 600 600

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