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Côte d’Ivoire: Mabri et N’Guessan recherchés par la justice

En Côte d’Ivoire, les deux opposants Pascal Affi N’Guessan et Albert Toikeusse Mabri sont recherchés par la justice pour leur participation à la mise en place d’un « Conseil national de transition », le 2 novembre. Des actes constitutifs d’attentat et de complot contre l’autorité de l’État, a expliqué le procureur à la presse vendredi 6 novembre.

Face aux journalistes, le procureur d’Abidjan, Richard Adou, a donné un certain nombre de précisions sur les arrestations d’opposants ces derniers jours. Le 3 novembre, au lendemain de l’annonce de la mise en place d’un « Conseil national de transition », une vingtaine de personnes ont été arrêtées chez Henri Konan Bédié.

Neuf ont été libérées depuis. Mais douze sont toujours aux mains de la justice, dont le numéro 2 du PDCI, Maurice Kakou Guikahué. Le président du FPI légal, Pascal Affi N’Guessan, qui a annoncé au nom de l’opposition la mise en place de cette transition, et le président de l’UDPCI, Albert Toikeusse Mabri, sont « en fuite et activement recherchés », selon le procureur.

Pour Richard Adou, en créant un « Conseil de transition » et en annonçant un gouvernement parallèle, les leaders de l’opposition ont commis un acte de sédition « constitutif d’attentat et de complot contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire national ». Mais le parquet n’a pas attendu l’annonce de transition pour ouvrir une enquête.

Se penchant sur les conséquences des appels de l’opposition à la désobéissance civile et au boycott actif, le procureur a saisi le 30 octobre, la veille de l’élection, le doyen des juges d’instruction pour l’ouverture d’une information judiciaire, notamment pour actes de terrorisme, attentat et complot contre l’autorité de l’État, meurtres, organisation et participation à un mouvement insurrectionnel …

Enfin le procureur a affirmé n’avoir pas arrêté Henri Konan Bédié de peur qu’il ne supporte pas la détention, « eu égard à son âge, et eu égard à sa condition physique ».

Correspondant RFI à Abidjan, Pierre Pinto

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