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Double scrutin du 22 mars: Le groupe des 518 a-t-il trahi la confiance du chef de l’État ?

Où était le groupe des 518 lors des élections législatives et référendaires du 22 mars dernier ?  C’est le grand absent très remarquable pendant le double scrutin dernier.

Invisible, sourd et muet, la génération Alpha ou le groupe des 518 a choisi le silence, l’abstention que de mouiller le maillot comme à son habitude avec des mouvements de soutien. La question que bon nombre se pose aujourd’hui, pourquoi ces jeunes qui ont eu tous les honneurs avec le Président de la République ont décidé d’observer un silence de cimetière pendant tout le processus électoral du 22 mars dernier jusqu’à son terme ?

N’ont-ils pas trahi la confiance du Chef de l’État alors que ce dernier avait plus que jamais besoin de leur engagement à une période aussi sensible et très défavorable pour lui. Il est temps aujourd’hui de redistribuer les comptes. Que chacun sache qui a fait quoi et qui a dit quoi. L’effet soft-liste du FNDC n’a-t-il pas rétracté ces servants  de messe ? Pour l’heure, il est difficile d’interpréter ce silence de haute trahison de la part du groupe des 518.

Hormis, Zenab Nabaya Camara du Ministère la Santé, Youssouf Sampil des Travaux Publics et Amara Koulikoro Dabo qui se sont illustrés très remarquablement, qu’en-est-il des autres ? Que personne ne parle d’un quelconque principe de neutralité de l’administration alors que le décret qu’ils ont bénéficié l’a été grâce à leur militantisme avéré.

Le moment est opportun pour reconnaître à chacun son mérite. Loin de faire des jaloux ou de clouer au pilori qui que ce soit, ce qui est à César doit le revenir et ce qui est à Dieu, revient de droit à Dieu. Et le sérè des Chefs de Cabinet ? Un autre groupe, grand bénéficiaire des largesses du pouvoir actuel. Tous jeunes ou presque dans un confort d’une certaine insolence. Eux aussi ont opté pour le silence. A part quelques-uns notamment : Celui des Mines, de l’Industrie, de l’Enseignement Supérieur et candidate également,… Et quelle leçon Bantama Sow pourra-t-il donner aux autres, sachant bien que dans son propre département, Amoulanfé a gagné le cœur de certains ?

Ce silence peut-il s’expliquer : Par peur d’être lynchés ou par repli stratégique ? En tout cas, leur silence non justifié ne pourrait être interprété autrement qu’un acte de trahison. Que le chat soit appelé par son nom. Jusqu’à preuve du contraire, les 518 ont bel et bien trahi la confiance du Président de la République.

Par Habib Marouane Camara
Analyste politique

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