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Gbè du matin : Assassins et fossoyeurs de la liberté de la presse …

par Yao Noël

Tristes et douloureux temps pour les journalistes sous nos cieux… Sales temps dans le même temps aussi pour les assassins,  fossoyeurs  de la sécurité des journalistes et autres prédateurs infâmes de la liberté de la presse …

Pour remonter le douloureux cours de l’histoire récente,  le 29 janvier 2016, Birama Touré, journaliste à l’hebdomadaire d’investigation Le Sphinx de Bamako, a  miraculeusement et tristement disparu. Avant Birama,  Norbert Zongo. Fondateur et directeur de la publication de l’hebdomadaire L’Indépendant au Burkina Faso, est mort assassiné le 13 décembre 1998. Calciné et dissimulé..

Les atteintes graves et inadmissibles à la vie et à l’intégrité physique, morale, professionnelle , sociale ,etc, des journalistes ne se limitent, malheureusement pas sur le continent, à ces deux cas tragiques. Tous les jours que Dieu fait,  des journalistes sont pris à partie,  bastonnés,  bâillonnés,  torturés,  emprisonnés, liquidés et tués …

Ce cycle infernal des fossoyeurs et véritables prédateurs et assassins de la démocratie et des êtres humains ,doit   immédiatement prendre  fin sous nos tropiques et partout ailleurs. De plus, lorsque,  surviennent ces douloureux cas de disparition ou de mort de journalistes,  l’impunité ne peut et ne doit être admise.  Il faut rechercher,  poursuivre, juger et, si elles sont coupables,  condamner les personnes qui commettent de telles  ignominies et atrocités. Aucun répit ne doit être admis pour tous ces tueurs sans foi ni loi de journalistes ou de tout autre citoyen.

Qu’ils soient des “dieux” ou “demi- dieux ” sur la terre,  tous les assassins de journalistes, doivent, absolument répondre de leurs actes devant la justice au nom de l’Etat de droit,  de la Liberté et de la dignité humaine. Qu’il s’agisse de meurtriers ou d’assassins de journalistes ou non, le temps des intouchables et des jugements de cour qui rendent blanc ou, noir selon que vous êtes puissants ou misérables ,est de nos jours, révolu.

De même, nous le disons et le proclamons haut et fort en paraphrasant l’homme politique et révolutionnaire français Louis Antoine  de Saint Just ( 18e siècle),  il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté…

On se dit les ( vrais) Gbè (vérités crues et directes) et on avance….

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