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Les assises nationales doivent produire un pacte citoyen et un bréviaire pour des Partis Politiques

Dans un pays comme le nôtre, aux systèmes juridiques et politiques extrêmement fragiles, des reformes essentielles pourtant indispensables sont toujours fortement contestées.

C’est dans ce contexte que la concertation nationale, initié par les nouvelles autorités, en vue de recueillir les propositions des citoyens se voit heurter par un pessimisme virulent de certains dirigeants politiques. Pourtant, il s’avère incontournable pour corriger les imperfections du passé.

L’acuité des problèmes de survie du plus grand nombre de la population et l’accumulation des périls, exigent de l’ensemble des forces vives du pays une réflexion collective, une mobilisation massive et une action pacifique surtout résolue.

Nous devons avoir une conscience patriotique, pour être inquiétés de la direction qu’a pris notre pays depuis plusieurs décennies. La situation préoccupante est que le pays se trouve dans une impasse et notre devoir est de lui donner un avenir radieux par l’effet du dialogue inclusif de toutes les couches socio- professionnelles. Cette démarche est plus conforme à nos traditions, et à nos croyances.

En revanche, le dialogue politique traditionnel réclamé par des acteurs politiques, a été répétitivement voué à l’échec. Au lieu d’être la solution à nos problèmes, il a toujours été des sources des conflits entre les gouvernants et gouvernés (syndicats, acteurs politiques etc.). Il a été couramment et abusivement hissé et expressément aux antipodes des principes juridiques. Les résultats recherchés ont été également de piètre qualité et conflictuels.

Tirant les leçons du passé, il est impérieux d’être optimistes afin d’expérimenter les assises nationales, qui est un cadre plus large, plus inclusif que des dialogues politiques. Elles doivent servir d’espaces d’échanges et de proposition des organisations de la société civile, des partis politiques, des travailleurs toutes catégories socioprofessionnelles du pays en vue de parvenir à l’amélioration significative de la gouvernance du pays et la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Le dialogue politique étant une partie intégrante de la préoccupation sociétale, les Partis doivent se mettre au premier plan des différentes étapes de propositions des solutions. Ils doivent s’engager à mettre en œuvre des recommandations qui y seront retenues conformément aux positions qui seront occupées (l’exécutif ou l’opposition).

Les partis politiques et les organisations de la société civile nationale et internationale en Guinée en tant que espaces principaux de cristallisation des attentes des citoyens, doivent être à la fois à mesure de prendre part activement à la concertation nationale et à l’exécution des recommandations issues de ces assises.

Un véritable dialogue national, doit également aller au-delà de l’élite politique et tenir compte des rapports sociaux et de la participation des jeunes, des femmes, des organisations sociales et d’autres acteurs non traditionnels, tels que les mouvements citoyens, dans le processus de la prise des décisions politiques.

Les recommandations issues de ces concertions seront comme un bréviaire des gouvernances prochaines. D’où la nécessité de l’implication des partis Politiques mieux préparer à exercer le pouvoir. En conclusion, face à cette crise multidimensionnelle aux conséquences imprévisibles, l’inquiétude et le désarroi se répandent, tandis que chacun s’interroge avec incertitude sur l’avenir de notre pays.

Les assises nationales doivent être des espaces d’échanges, de propositions des solutions aux préoccupations sociétales. Les recommandations issues de ce dialogue national doivent engager toute les couches socioprofessionnelles en vue de leurs réalisations effectives. Elles produiront un pacte social, un bréviaire citoyen que chacun se donnera des outils appropriés à l’appliquer dans la position qu’il occupera dans la société.

Conakry le 14 Mars 2022 Fraternellement vôtre !
Mohamed Lamine KABA Président de la Force des Intègres pour la Démocratie et la Liberté (FIDEL) Coordinateur de l’Alliance Démocratique (AD)
Vice-Maire de la Commune Urbaine de Faranah

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