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Célébration de la Semaine Sékou Touré

A Faranah où il est né et grandi, et dans plusieurs autres localité de la Guinée, le père de l’indépendance guinéenne est célébré dans cette semaine du 23 au 26 mars 2024. Hommages posthumes, lecture et invocation du Saint Coran et enseignement de sa philosophie ponctuent ces cérémonies du souvenir.

La célébration de cette semaine dédiée au grand homme a été annoncée le 16 mars 2024 au cours d’une conférence à la Maison de la presse par des représentants du Kantiyah de Faranah.

Rendre un vibrant hommage au père de l’indépendance

Ils ont tenu à faire le point sur la commémoration du 40ème anniversaire du décès du président Ahmed Sékou Touré survenu le 26 mars 1984 à Cleveland aux Etats-Unis d’Amérique. Un événement fixé du 24 au 26 mars 2024 à Faranah. Mais également à Conakry et dans plusieurs autres contrées où le souvenir du père de l’indépendance guinéenne est encore intact.

Le  Coordinateur de l’Amicale des ressortissants, parents, sympathisants, amis et connaissances de Faranah, M. Sita Cissé présente la déclaration faite à cette occasion en collaboration avec le Kantiyah de Faranah, la haute autorité morale et coutumière de la ville qui a vu naître et grandir le premier chef de l’Etat guinéen.

«Première du genre, cette cérémonie commémorative est placée sous la haute autorité du CNRD (Comité national du rassemblement pour le développement), de son gouvernement et singulièrement de son Président le général du corps d’Armée Mamadi Doumbouya. Elle sera marquée par une lecture du Saint Coran, des prières et des bénédictions pour le repos de l’âme (…) de l’illustre disparu. Des prières et bénédictions seront également dites pour le bonheur, la prospérité et la quiétude en Guinée.»

Sita Cissé ajoute qu’«en organisant ce quarantième anniversaire, le Kantiyah de Faranah voudrait rendre un vibrant hommage au père de l’indépendance guinéenne pour les énormes efforts rendus à son pays ainsi qu’à l’Afrique tout entière; tant dans la lutte syndicale que dans sa lutte politique pour la décolonisation de l’Afrique.»

Du syndicalisme à la présidence de la République

Les historiens s’accordent à écrire que Sékou Touré a pour grand-mère maternelle Bagbè Ramata Touré, l’une des filles de Samory Touré, grand résistant à la colonisation française en Afrique de l’Ouest, déporté au Gabon où il meurt le 2 juin 1900 à Ndjolé. Son père se prénommait Alpha, un boucher de profession et sa mère s’appelait Aminata Fadiga.

Le petit Sékou fait ses études primaires à Faranah. Il s’inscrit au lycée technique Georges-Poiret de Conakry, d’où il est renvoyé  pour avoir mené une protestation contre la nourriture servie à l’école. Mais il réussit à travailler pour les services postaux de la Conakry.

En 1945, il élu secrétaire général du syndicat des postiers. Avec le soutien de l’ivoirien Félix Houphouët-Boigny, il est élu secrétaire général de l’USCG (Union des syndicats confédérés de Guinée), affilié à la CGT française. Deux ans après, il intègre le PDG-RDA (Parti démocratique de Guinée, antenne du Rassemblement démocratique africain). Il devient député en 1956 et maire de Conakry en 1955.

Le 25 août 1958, le général Charles de Gaulle arrive à Conakry pour proposer d’intégrer la Guinée à la nouvelle Communauté française lors du référendum prévu le 28 septembre. Sékou Touré est le président du Conseil de gouvernement. Il  tient un discours, dont voici un extrait: «Nous avons, quant à nous, un premier et indispensable besoin, celui de notre Dignité. Or, il n’y a pas de Dignité sans Liberté, car tout assujettissement, toute contrainte imposée et subie dégrade celui sur qui elle pèse, lui retire une part de sa qualité d’Homme et en fait arbitrairement un être inférieur. Nous préférons la Pauvreté dans la Liberté la Richesse dans l’esclavage. Ce qui est vrai pour l’Homme l’est autant pour les sociétés et les peuples. C’est ce souci de Dignité, cet impérieux besoin de Liberté qui devait susciter aux heures sombres de la France les actes les plus nobles, les sacrifices les plus grands et les plus beaux traits de courage. La Liberté, c’est le privilège de tout homme, le droit naturel de toute société ou de tout peuple, la base sur laquelle les Etats Africains s’associeront à la République Française et à d’autres Etats pour le développement de leurs valeurs et de leurs richesses communes.

La Guinée vote Non. L’indépendance est déclarée le 2 octobre 1958. Sékou Touré devient le premier chef de l’Etat. Il est le père fondateur de la République, mais il garde le pouvoir jusqu’à sa mort le 26 mars 1984. 

Par Diallo Alpha

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